Faire évoluer la compétition ...

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il y a 2 mois 1 semaine #5 par MR
Bonjour à toutes et à tous,La FFKDA est aujourd’hui reconnue comme une discipline sportive au regard du droit français et des institutions politiques. C’est un fait établi. Pourtant, chacun sait que la dimension martiale du Karaté, c’est-à-dire le Karatedō, dépasse largement la seule recherche de performance sportive. Elle engage une philosophie de vie, une approche de santé, une éducation morale, un chemin d’entretien de soi, un cadre de sociabilisation et une vision profondément humaniste.Lors de l’élection à la présidence de la FFKDA, l’un de mes projets majeurs portait sur la nécessité de réintroduire les valeurs martiales au cœur de la compétition, car celle-ci s’en éloigne progressivement. Cet éloignement renforce certaines dérives du monde contemporain : le repli sur soi, la focalisation sur la victoire individuelle, l’égocentrisme croissant.Une idée, inspirée d’une suggestion d’Anthony M. ce dimanche matin, mérite réflexion : faire évoluer les règles d’arbitrage pour réintégrer un cadre martial dans la compétition sportive.Aujourd’hui, être champion signifie avant tout ne pas avoir été éliminé, car notre modèle fonctionnel repose sur le principe d’élimination successive. On oublie trop souvent que la victoire ne dit rien de la maîtrise, de la connaissance ou de la profondeur martiale d’un pratiquant. Elle ne dit rien non plus de sa capacité à inspirer ou élever les autres. Elle ne mesure que le parcours compétitif.À cela s’ajoutent des comportements regrettables, notamment chez certains compétiteurs, qui tendent à oublier le respect fondamental dû :
  • aux arbitres et juges,
  • aux bénévoles chargés de l’organisation et de l’administration,
  • et surtout à leur partenaire, sans lequel aucune progression n’est possible.
Dans la voie martiale, le partenaire doit être honoré, y compris lorsqu’il s’agit d’un champion. Le respect doit être mutuel.D’où ma question centrale :
Comment faire évoluer les compétitions – notamment chez les enfants – vers une approche participative plutôt qu’éliminatoire ?Je suis conscient des difficultés :
  • allongement possible des compétitions,
  • organisation de deuxièmes ou troisièmes tours,
  • logistique plus complexe,
  • gestion du temps ou du personnel plus exigeante, etc.
Mais en face de ces contraintes, nous avons un nombre conséquent d’enfants déçus ou démotivés, souvent éliminés sans comprendre pourquoi, et parfois durablement découragés.La question mérite-t-elle réflexion ? Je le crois profondément.
N’hésitons pas à imaginer des alternatives, même inattendues.Si vous avez des idées ou des remarques, vous êtes au bon endroit. Vos contributions seront précieuses. Merci à toutes et à tous pour vos retours.

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